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Remontées capillaires en rez-de-chaussée : pourquoi elles sont si courantes ici

Équipe Manitas6 min de lecture
Mur de rez-de-chaussée présentant des traces d'humidité par remontée capillaire près de la plinthe

Ce qu'est exactement une remontée capillaire

La capillarité est le phénomène par lequel l'eau présente dans le terrain remonte par les pores d'un mur, un peu comme une éponge absorbe l'eau depuis sa base sans y être totalement immergée. Contrairement à une infiltration ponctuelle, causée par une fuite ou une rupture précise, la remontée capillaire est un processus lent et constant qui ne dépend d'aucune panne, mais seulement de l'humidité du sol et de la capacité du matériau du mur à l'absorber et à la transporter vers le haut.

Pourquoi c'est si fréquent en rez-de-chaussée côtier

Plusieurs facteurs propres à la Vega Baja et à la Costa Blanca en général se conjuguent pour rendre ce problème bien plus courant ici que dans les terres.

Nappe phréatique haute et proximité de la mer

Dans les communes littorales, le niveau de l'eau souterraine se situe généralement plus près de la surface qu'à l'intérieur des terres, en particulier dans les zones proches d'anciennes zones humides ou de marais salants. Les fondations de nombreux logements sont donc en contact quasi permanent avec un terrain saturé d'humidité.

Constructions anciennes sans barrière adaptée

Une bonne partie du parc immobilier construit il y a plusieurs décennies n'intègre aucune barrière anti-humidité efficace dans ses fondations, mesure aujourd'hui pratiquement standard. Sans cette barrière, le mur absorbe l'eau du terrain en continu, depuis le jour de sa construction.

Humidité ambiante élevée liée à la mer

L'humidité relative de l'air en zone côtière est constamment plus élevée qu'à l'intérieur, ce qui ralentit l'évaporation naturelle de l'eau déjà remontée dans le mur : l'humidité reste donc visible plus longtemps avant de disparaître d'elle-même.

Comment distinguer la capillarité des autres humidités

  • Elle apparaît toujours en partie basse du mur, généralement jusqu'à une hauteur de cinquante centimètres à un mètre, jamais plus haut.
  • Elle s'accompagne le plus souvent de traces blanchâtres de sels minéraux, appelées efflorescences, laissées par l'eau en s'évaporant.
  • Elle n'a aucun rapport avec une canalisation voisine ni avec l'usage du logement : elle apparaît de la même façon, maison habitée ou fermée.
  • Elle s'aggrave en période de pluie ou de nappe haute et s'améliore légèrement en été, sans jamais disparaître complètement sans traitement.

Si la tache apparaît plus haut sur le mur, présente une origine ponctuelle nette ou coïncide avec le passage d'une canalisation, il s'agit plus probablement d'une infiltration classique et non d'une remontée capillaire — et le traitement à appliquer est totalement différent.

Les traitements qui existent réellement

Injection de résines hydrofuges

Il s'agit de percer le mur à la hauteur adéquate et d'injecter une résine qui crée une barrière chimique imperméable au sein même du matériau, empêchant l'eau de continuer à remonter au-delà de ce point. C'est l'un des traitements les plus courants, pour son bon rapport entre efficacité et ampleur des travaux.

Systèmes de ventilation de mur

De petits tubes ou grilles sont posés pour favoriser l'évaporation de l'eau contenue dans le mur, accélérant le séchage naturel sans perçage chimique. Ce système se combine généralement à d'autres traitements dans les cas avancés, en particulier lorsque le mur est épais et que la résine seule ne suffit pas à couper complètement la remontée.

Revêtements respirants

Une fois l'origine traitée, on applique des enduits et peintures spécifiques qui laissent le mur continuer à respirer et à libérer l'humidité résiduelle, au lieu de le sceller complètement avec une peinture classique, qui emprisonnerait l'humidité et la ferait réapparaître plus fortement à proximité.

Pourquoi peindre directement sur la tache ne fonctionne pas

Il est courant, surtout dans les logements loués entre deux locataires, de vouloir masquer la tache avec une simple couche de peinture avant l'occupation suivante. Le résultat est prévisible : l'humidité continue de remonter, la peinture classique empêche la surface de respirer, et la tache réapparaît en quelques semaines, parfois pire qu'avant, l'eau piégée cherchant une autre issue à proximité. Tout traitement sérieux commence par s'attaquer à l'origine, pas par dissimuler le symptôme.

Ce qu'il faut vérifier avant de choisir un traitement

Avant d'engager des travaux, confirmez que le diagnostic est juste. Vérifier si la tache respecte cette hauteur caractéristique de cinquante centimètres à un mètre, si des sels blanchâtres apparaissent au toucher et si l'humidité reste identique que le logement soit occupé ou fermé permet d'écarter d'autres causes : une fuite sur une canalisation encastrée voisine, ou une infiltration depuis une terrasse ou une toiture mal étanchée à l'étage. Se tromper d'origine conduit à appliquer un traitement qui n'attaque pas la cause réelle, et le problème revient des mois plus tard, la dépense étant déjà engagée. Un professionnel expérimenté s'appuie généralement sur un humidimètre à contact, qui donne une lecture objective de la teneur en eau du matériau, plutôt que sur la seule observation visuelle. Un diagnostic correct, même s'il prend un peu plus de temps, revient presque toujours moins cher que de refaire des travaux qui n'ont pas traité la cause.

Si vous avez des taches d'humidité en partie basse d'un mur qui ne disparaissent pas, même en changeant la peinture, Manitas couvre toute la Vega Baja avec devis gratuit pour évaluer le traitement adapté.

Questions fréquentes

Comment distinguer une remontée capillaire d'une infiltration classique ?

La remontée capillaire apparaît toujours en partie basse du mur, généralement avec des traces blanchâtres de sels, et ne dépend d'aucune canalisation voisine. Une infiltration a le plus souvent une origine ponctuelle plus haute.

Pourquoi tant de remontées capillaires en rez-de-chaussée près de la côte ?

La nappe phréatique est plus proche de la surface en zone côtière, et beaucoup de constructions anciennes n'ont pas de barrière anti-humidité dans leurs fondations.

Suffit-il de repeindre le mur pour régler le problème ?

Non. Peindre sans traiter l'origine aggrave généralement le problème : la peinture classique empêche le mur de respirer et l'humidité réapparaît, parfois à un point voisin différent.

Quel est le traitement le plus courant contre la capillarité ?

L'injection de résines hydrofuges dans le mur est le traitement le plus répandu, parfois combiné à un système de ventilation et à un revêtement respirant final.

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